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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

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ALTERNATIVES A L'HOSPITALISATION par le Dr Patricia Thelliez 26 novembre 2005

Trouver le bon équilibre

En France, la prise de conscience des dangers de l'institution asilaire a conduit à une désinstitutionnalisation progressive des malades psychiatriques, épaulée par la mise en place de lieux de soins et d'accueil alternatifs. Force est cependant de constater, explique le Dr Jean-Charles Pascal, le manque cruel de certaines structures qui, face aux processus actuels de déshospitalisation, signe une insuffisance au moins qualitative du dispositif alternatif.




SUITE DE L'INFORMATION

IL FAUT reconnaître que, malgré tous les griefs qu'on peut lui assener, la désinstitutionnalisation « à la française » des malades psychiatriques n'a pas provoqué autant de drames que dans d'autres pays, puisqu'elle s'est assortie du développement de formules extrahospitalières diverses. Il est en effet utile de rappeler que, en Italie, la loi 180 de 1978 nourrie des expériences de psychiatrie alternative menées par Basaglia a conduit à des situations de prise en charge très hétérogènes. Certains malades ont ainsi parfois été littéralement débarqués de l'hôpital psychiatrique... sur une plage ou un quai de gare ! Aux Etats-Unis, la réduction des séjours hospitaliers sans aucune contrepartie thérapeutique a fait le lit de phénomènes de marginalisation et de transinstitutionnalisation, avec un déplacement des patients vers d'autres institutions comme les prisons.


C'est que, en France, la contestation du modèle asilaire a commencé bien avant le mouvement antipsychiatrique anglo-saxon et largement précédé le développement, dans les années 1960, de la politique de sectorisation. Les questionnements sur les limites des soins donnés dans les hôpitaux psychiatriques ont en effet émergé dès le début du XXe siècle. Critique des principes aliénistes, alimentée par la reconnaissance des phénomènes d'asilification, bouleversements théoriques et des outils de soin ont ainsi contribué à modifier de façon précoce la vision des psychiatres français. Des centres de consultations externes se mettent en place, notamment, et, en 1922, apparaît le premier service libre sous le nom d'hôpital Henri-Rousselle situé à l'intérieur de l'asile de Sainte-Anne. En 1954, Paumelle, Lebovici et Diatkine inaugurent dans le 13e arrondissement un service pilote associant soins ambulatoires, visites à domicile et aide sociale. Entre ces deux dates, ce mouvement alternatif, porteur d'une idéologie d'humanisme et d'altérité, a été grandement renforcé par les prises de conscience de l'après-guerre, aboutissant in fine à la circulaire de mars 1960 définissant le dispositif sectoriel. Les résultats conjugueront une diminution majeure des durées moyennes d'hospitalisation, passant de 247 jours en 1971 à 83 jours en 1985, avec la mise en place de structures alternatives. Décrites en 1987 dans le « Guide méthodologique de planification en santé mentale », ces structures, créées dans un souci « de projeter le dispositif de soin auprès de la population », sont toujours opératoires aujourd'hui : centres médico-psychologiques, hôpitaux de jour, ateliers thérapeutiques, centres d'accueil thérapeutiques, appartements thérapeutiques, centres d'accueil permanents, etc. S'y ajoutent des initiatives alternatives non sectorielles, comme celles de certaines associations loi 1901, telles que la Société parisienne d'aide à la santé mentale (SPASM) ou l'Elan retrouvé, pour n'en citer que quelques-unes.

Des carences dans le dispositif.

Mais si ce dispositif fonctionne en France assez correctement dans le domaine du soin, Jean-Charles Pascal déplore un manque cruel de structures hors du champ thérapeutique, comme les ateliers ou les centres d'aide par le travail. De même qu'il souligne la carence scandaleuse de foyers d'accueil médicalisés. Nombre de patients suffisamment équilibrés pour quitter l'hôpital nécessitent en effet de telles structures. La situation est bien différente en Belgique, où il existe des lieux médicalisés, d'origine souvent associative, qui permettent un accueil au long cours de patients souffrant de pathologies parfois extrêmement lourdes.


Les psychiatres ont-ils une part de responsabilité dans cette carence qualitative des systèmes alternatifs ? Peut-être, à en croire Jean-Charles Pascal, qui rappelle que « toute la communauté psychiatrique s'est arc-boutée contre la loi de 1975 sur le handicap ». Un combat contre la stigmatisation des malades mentaux au bien-fondé humaniste certain, mais dont les répercussions pratiques ont particulièrement freiné le développement de systèmes de soins et/ou d'accueil extrahospitaliers, avec notamment un déficit actuel colossal dans certaines régions en établissements de séjours médicalisés, ce d'autant que les possibilités d'hébergement hospitalier à plein-temps ont dans le même temps singulièrement diminué. Pour Jean-Charles Pascal, il apparaît crucial de maintenir un équilibre entre l'hôpital et les différents dispositifs proposés, toute défaillance de l'un ayant des répercussions sur les autres modes de prise en charge. Encore faut-il obtenir les financements nécessaires. Aujourd'hui, même si le plan Psychiatrie et Santé mentale s'efforce de renverser la tendance, ils ne sont pas au rendez-vous, et c'est maintenant au niveau des départements et des régions que se logent les espoirs de crédits. Une situation bien comprise par les unions de familles de malades mentaux et les associations qui ont beaucoup œuvré pour la reconnaissance du handicap psychique « après des décennies de bagarre ».

 Dr PATRICIA THELLIEZ

D'après un entretien avec le Dr Jean-Charles Pascal, hôpital Saint-Erasme, Antony.

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